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Acigné - Danses BZH depuis 1979

 I - Acigné  en 1979, 2 500 habitants, chiffre équivalent à la population de 1826 : début des cours danses; Mars 1980 premier Fest-Noz, ...

      Depuis 1963 le Foyer paroissial Saint-Martin accueille les animations culturelles de la commune. L'équipe locale de théâtre "Les Arlequins" tient une place importante.De temps en temps des projections de films complètent les amusements. La grande sortie familiale se fait le dimanche après-midi autour du terrain de football, seul sport, et masculin. Au début des années 1970,les habitants fréquentent régulièrement les "Onglées". La rue Saint-Georges s'arrête soudainement pour laisser place à une campagne ouverte avec, plus loin que le confluence de la "Vilaine" à "Gould'Oeuvre", une fois passé le pont, la paisible "Chèvre" qui permet de s'y rafraichir, pique-niquer, goûter et parfois y laver son véhicule! On y pêche tranquillement au petit déversoir des goujons ou perches du Canada... Le début de la rabine prolonge les divertissements. Rares sont ceux qui s'aventurent jusqu'au virage où furent découvertes fin du XIXème siècle des urnes cinéraires gallo-romaines.Plus loin, le château demeure privé, accessible seulement aux occasions de retraites de communions, avec parfois la possibilité d'y découvrir un fameux pont "rouge".La "Motte féodale" route de Servon est alors attenante à une ferme et ignorée des habitants.

     Deux salles latérales du "Foyer" s'ouvrent aux jeunes (garçons!) avec du ping-pong, billard, baby-foot, jeux de société. Un téléviseur noir et blanc permet de regarder les aventures de Thierry la fronde, Rintintin et Zorro.Tout ce petit monde passe du bon temps avec un système de gestion du bar tenu par des volontaires. Les dépenses courantes sont prises en charge par des collectes de journaux et cartons et surtout les soirées sketches, groupes musicaux, danses présentées par les jeunes aux vacances de Pâques. La grande salle familiale est toujours au complet. En 1973, la municipalité gère le "Foyer". Il n'y avait pas d'animateur salarié, que de l'autogestion qui avait la chance de bien fonctionner. Cette même année, création du premier sport féminin d'Acigné avec du volley-ball se jouant en extérieur, faute de salle. L'association du cinéma "Le Foyer" ne sera créée qu'en 1984.

 

     Novembre 1978 : Alain GOUAILLIER et Jean-Michel TANFIN déposent des affiches dans les commerces du bourg. Il était écrit en grand :  "Du Nouveau!" au local bibliothèque et on y indiquait des projets d'activités culturelles avec le "Club L'Acignolais" dont une section de troc disques et prêt de cassettes audio. En parallèle, un hall d'affichages proposait des activités à Acigné, Rennes et la région, une exposition philathélique et même des démonstrations de techniques de karaté! La bibliothèque d'Acigné était alors située dans une vieille maison en haut de la rue de Calais. Elle était prêtée par un particulier. Un petit local disposant d'une cheminée fut aménagé durant l'été 1978 avec des fonds privés (peinture, électricité, ramonage, ...). L'idée était de s'en servir le samedi et dimanche pour attirer la population et lancer de nouvelles activités. Ce prêt musical était complémentaire au prêt de livres et assurait des allées et venues des adhérents. L'argent récolté servait aux nouveaux achats. Radio Armorique était omniprésente; les radios locales n'arriveront en pirates que peu après et 1981 pourra s'ouvrir à la "Radio Rennes" de Gaby AUBERT et bien d'autres...

 

     Le Club L'Acignolais, Disques, Loisirs et Culture, venait juste d'être admis en octobre 1978 au sein de l'Association Familiale et Rurale qui regroupait le groupe musical "La Lyre", de la gymnastique volontaire, une bibliothèque, un centre aéré "Ruche, Vacances, Loisirs", un groupe de danse et une bourse aux vêtements. Chaque activité avait 4 à 9 membres dont un président, vice-président, secrétaire et trésorier. Fin 1978 le Club L'Acignolais avait 21 adhérents. L'organisation d'un repas "Réveillon" galvanisa de nouvelles troupes et permit d'organiser une soirée dansante à la salle "polyvalente" fin février 1979.Ce fut le début d'une (future) association qui durera 20 ans (1978/1998) avec de nombreuses animations et activités.

 

     En mai 1979 il fut décidé de prolonger un voyage en Laponie avec de jeunes acignolais : le film qui avait été réalisé avec un cinéaste amateur de Rennes aura donné l'idée d'en faire un sur Acigné. Après plusieurs réunions de préparation, une collecte d'argent près de commerçants et artisans permettra de débuter des tournages en super 8 avec l'ektachrome et des lampes pour des intérieurs. Ce sera une longue aventure qui durera cinq années, montage compris. Le plus éprouvant sera cette virée en avion à ailes hautes pour filmer à l'air libre nos campagnes et notre bourg. "Visages d'Acigné" sera projeté en salle en 1982 puis réactualisé en supports divers pour se retrouver à la Cinémathèque de Bretagne à Brest. De nos jours un découpage aura été réalisé par "Acigné Autrefois" et des extraits placés sur www.lemoulinet.bzh 

 

     En juin 1979, un week-end rencontre fut organisé pour lancer deux activités :

-  DANSES BRETONNES : sous l'impulsion de Jean-Marie PUYAU furent réunis Thierry BESNARD, Bruno COUTARD (joueur de bombarde), Jean-Luc DUBOIS (récemment arrivé de Rennes où il donnait des cours), Hubert JUMEL (joueur de biniou) ...

- RANDONNEES PEDESTRES : Joseph PILLET, membre du Club Alpin de Rennes, décida avec Patrick GALLIER de préparer une première randonnée mi-octobre 1979. Rennes était alors la première ville de France à disposer d'une boutique de la randonnée boulevard Beaumont avec un Topo-guide du 35.

   La mayonnaise commençait à prendre avec alors 37 adhérents aux prêts de cassettes! En juillet 1979, une quinzaine de personnes étaient inscrites aux danses bretonnes.

 

   Assemblée générale du 29 septembre 1979 : Président Alain GOUAILLIER, Vice-Président Jean-Pierre COLASSE, Trésorier Dominique VEILLARD, Secrétaire Véronique DERENNE - responsables Film Alain GOUAILLIER, Celtique Jean-Luc DUBOIS et Jean-Marie PUYAU, Cassettes Jean-Michel TANFIN, Randonnées Joseph PILLET, Spectacles Eric AUFFRET

Fin octobre 1979, le Club L'Acignolais comptait 26 adhérents danses bretonnes et 24 prêts de cassettes.

   Danses bretonnes : soirée familiale vendredi 19 octobre 1979 avec une bonne vingtaine de personnes.Jean-Luc et Jeanne DUBOIS lancent des cours le vendredi soir en faisant appel à des musiciens.

   Randonnée du 14 octobre 1979 avec 21 participants vers Louvigné, Bourgon, Vernay, Chanclin, Moncorps/Moinerie.

   

     Février 1980 : le COLLECTIF CHANSON BRETAGNE du 35 à la MJC de Pacé et la Paillette de Rennes et à Acigné avec 150 personnes venues aux trois jours. Les Trois Couleurs, Jean-Yves Hirel, Allanic, Klaskerien Vara (IRL), Guy Monfaur, et un certain PHILIPPE MOUAZAN écrivain/chanteur qui reviendra habiter Acigné 40 ans plus tard!

 

    Samedi 8 mars 1980 : premier FEST-NOZ à Acigné dans l'actuelle salle "Glenmor"qui était une salle polyvalente sports/fêtes avec du parpaing décoratif.Enorme succès,350 personnes avec Nono, le couple Blanchard/Philouze, Job Lefevre et sa vielle et, bien sûr, nos sonneurs Bruno et Hubert.L'entrée valait 6 francs + 1 franc pour Diwan L'actuelle salle "Moulinet" permit d'y placer une buvette ainsi qu'un téléviseur pour les danseurs y voyant la scène filmée de "Glenmor".

    La dynamique était crée : avec des cours de chants gallo et la constitution d'une magnétothèque, des collectages près des Anciens pour le parler en lien avec l'Université de Villejean/Rennes, des stages organisés par la BOUEZE, jeune association lancée en 1979 : stage à Dol où les 13 acignolais ont découvert des danses avec l'existence d'un "Moulinet d'Acigné"; un autre stage à Saint-Brieuc puis une grande fête familiale en plein air le 15 juin à Saint-Vincent-sur-Oust, "L'Hermine d'Or". Des contacts furent pris avec Pierre GODARD accordéoniste local.

    LA BOUEZE, équipe de passionnés des traditions de danses, musiques et chants de Haute-Bretagne dispersés entre Saint-Brieuc et Fougères. Les deux animateurs Yves DEFRANCE de Pleudihen et Pierrick CORDONNIER de Gahard proposent des collectes de la tradition orale des anciens, la diffusion des recherches et des animations locales. Depuis 1979 on aura rapidement un disque sur les 11 "derniers" violoneux, une cassette sur les traditions orales du pays de Dol et une autre du Coglais, une exposition itinérante sur la musique traditionnelle en lien avec DASTUM, une magnétothèque violon, vielle, clarinette, accordéon, chant, une vidéothèque avec 35 danses sur Bazouges La Pérouse, Corseul et Plaintel, des carnavals bidoche pour enfants, des Assemblées de sonneurs (60 réunis dans le Coglais en juin 1981), des stages de danses, concours de musiciens et des Ramaougeries de pommé... De nos jours La Bouèze est à la Ferme des Gallets de Rennes www.laboueze.com  

    Une seconde randonnée pédestre fut organisée fin avril 1980 vers les Ecures avec une cinquantaine de personnes et un pique-nique dans une ferme.

   

    Des échanges culturels : un colloque s'était tenu en janvier 1979 à l'invitation de la municipalité de Rennes sur les échanges économiques Occitanie - Bretagne avec l'Association de Solidarité Occitanie-Bretagne (A.S.OB.). Y participaient des écononomistes, des chercheurs,avec côté breton des représentants du BREIS (PS), PSU, UDB et Radicaux de gauche et côté occitan la chambre régionale d'Agriculture du Languedoc-Roussillon, la FDSEA de l'Hérault et des responsables des comités d'action viticole. Quelques éléments développés par le secrétaire général ASOB Guy CARO : vivre, travailler, décider et créer au Pays dans le respect de leur identité, échanges directs producteurs/consommateurs, souci de la meilleure qualité des produits, plus particulièrement du vin "naturel" différent de ce qui est proposé à nos consommateurs bretons, développer des échanges de groupes avec des fêtes bretonnes et occitanes, du tourisme d'amitié et solidarité, Trois fêtes du vin "naturel" s'étaient tenues à Pontivy 1977 et 1978. Les 7 et 8 juillet 1979 Rennes organisa la 3ème Fête du vin naturel avec des stands, des jeux populaires, tire à la corde, lever de perche ou d'essieu, Baz-Youd (court-bâton),des récitals de Gilles Servat, Kerguiduff, Claude Marti, le clown agricole Kergrist et un FEST-NOZ/BAL OCCITAN . Un échange avait été établi en 1980 entre Locmariaquer et Laure Minervois (48 occitans); un autre eut lieu entre Le Sel-de-Bretagne et Conilhac de Corbières, occasion pour Alain GOUAILLIER et Jean-Marie PUYAU de prendre des contacts dans le café du Maire et découvrir le sculpteur Eugène AULNETTE, poète qui laissait des oeuvres devant sa porte "Si c'est pris c'est que ça plait!". Autre opportunité, l'ASOB avait son siège à Acigné. Notre groupe danses bretonnes d'Acigné eut la proposition d'une commune occitane disposant d'un groupe de danses traditionnelles à Roumagne (Lot et Garonne).Fin août 1981, ce groupe fut accueilli à l'occasion de notre Fête de la Saint-Louis. Parmi les grosses têtes, un groupe d'Antillais, un autre far-west et des Moyen-âgeux défilant à cheval, le Carnaval fut très coloré. L'année précédente le thème était la Bretagne avec de nombreux Cercles Celtiques. Tout comme à la Saint-Louis 1979, les liens Club L'Acignolais et Comité des Fêtes permirent des animations traditionnelles de qualité. Il est vrai que leur secrétaire en était aussi le Président de l'autre association.

 

     Pour la saison 1980/81, le bureau du Club L'Acignolais y recevra Thierry BESNARD, Hubert JUMEL et établira d'autre part de fructueuses animations avec le Foyer Inter Action de Noyal sur Vilaine. Noyal se distinguait pour ses feux de la Saint-Jean fin juin; plus tard Acigné en organisa également à la "Motte".Sur le bulletin municipal de décembre 1980 nous demandions d'écrire 140 mots avec sa prononciation dans le parler connu, au singulier et au pluriel, avec utilisation de l'alphabet phonétique si possible.Les enquêtes reçues furent transmises aux "Amis du Parler gallo" qui nous donnèrent des numéros de leur revue "Le Lian". 

         L'événement resté en mémoire fut ce BAL COSTUMé du 6 décembre 1980 avec élection du Roidec et ses dauphins (23 candidats). Un orchestre jazzy d'étudiants rennais "12 Douces Grandes Coquines" anima la soirée où un public très nombreux vint très déguisé après un défilé dans le cafés du bourg. L'affiche était très attractive "rock bestial, danses musettes endiablées, hyper new-wave de derrière les fagots, slows chplaff chlurp, disco boum boum!" Salon maquillage et photo souvenir polaroïd. Fort réussi sur CR presse. D'autres bals costumés suivirent avec des engins trafiqués motorisés et feux d'artifices. A regarder sur www.lemoulinet.bzh "Festivités en Acigné".

 

     Club des Retraités (devenu de l'Amitié") avec une "SOIRéE DANSES ANCIENNES, dite Not'Patrimoene" très appréciée au Café/Restaurant de la "Bretonnière" rue de Calais (devenu le Qu'Atre") le 14 février 1981.Bulletin de mars : "Le thème était la découverte de danses anciennes comme le Moulinet, l'Avant-Deux, la Pastourelle,...Tout le monde a bien dansé, s'est rudement amusé.Il faut dire que pour créer cette ambiance les accordéonistes ne se sont pas fait prier : M. GODARD d'Acigné, DELAUNAY de La Bouëxière, Francis du Club Nord St Martin de Rennes, Pierrick CORDONNIER de Gahard, Alain NOEL de Rennes et beaucoup d'autres. La cinquantaine de personnes n'a pas eu le temps de s'ennuyer. Et un sacré feu ronronnait dans la cheminée." La soirée fut collectée en film par M. PAUGAM.

 

    Une nouvelle randonnée permit de découvrir arbres et animaux fin avril 1981 avec un technicien de l'Office National des Forêts. Présence remarquée de membes de la bibliothèque. Mi-mai fest-noz avec des chanteurs kan ha diskan de Basse Bretagne et nos sonneurs, chanteurs et accordéonistes d'Acigné.En juin 1981, une trentaine d'acignolais et noyalais sont allés à ROUMAGNE dans le Lot et Garonne grâce aux contacts A.S.O.B.. Au pot offert par la municipalité on échangea nos pas de danses bretons et occitans avant de visiter le château de Duras. Le lendemain ce fut la fête champêtre du "Campestral" à Nérac avec des jeux traditionnels et des contous. On y aura dansé au son des violons, vielles, accordéon et leur cornemuse locale la "Cabrette".Ensuite fête de MONTETON...

 

     Assistant au Festival musical de CARENTOIR (56) où une douzaine d'acignolais découvrirent le blues de Bill Deraime l'été 1980, une équipe du "Club L'Acignolais" travailla au premier grand Festival musical de Rennes les 24, 25 et 26 juillet 1981. C'était organisé dans le parc des Gayeulles par les folkeux d'ADN et de futurs éléments moteurs du rock rennais "TERRAPIN" (salle de la Cité) qui deviendront les "TRANSMUSICALES". Tant de talents invités, dont James Brown, et une double billetterie, on eut raison de ce Festival. Ce fut un dur apprentissage qui donna cependant une forte impulsion en Bretagne.

 

     En octobre 1981 arrivée d'Antoinette BARON, gallésante, comme Vice-présidente. Elle amena son entrain, ses danses anciennes dont l'"Aéroplane d'Acigné" déjà découvert et filmé à la Saint-Louis 1977, sa participation au théâtre et ses nombreux souvenirs d'antan.Le deuxième ROIDEC fut encore plus réussi avec 320 personnes, la fanfare Uranus Bruyant, un WC ambulant et un char romain dans le bourg, puis dans la salle où les confettis furent distribués avant le grand feu d'artifices (de jardin) et l'élection.

 

      Un FEST-NOZ en Mars 1982, salle polyvalente (Glenmor), avec des Chanteurs d'Acigné et de Brasparts, nos bouézous Denis PéPIN et Christophe Lemartret et le couple de sonneurs local Bruno Coutard/Hubert Jumel.

 

      En février 1983, le groupe "Club L'Acignolais" avait pris du nombre et augmenté ses activités.Nous disposons d'une grande salle au dernier étage de la maison servant de nos jours à l'AMHV, l'école de musique. Cette saison permettra l'organisation d'un Bal FOLK, la création d'un groupe d'artistes peintres dont Charles MONTIGNE, un collectage photographique sur Acigné (principalement fin XIXè et début XXè), du café-théâtre, un rallye pédestre, des stages danses bretonnes, au printemps un GRAND FESTIVAL Rock, Jazz, Blues au "Foyer" avec 400 personnes. Les recettes auront servies à l'achat d'une moto de 80 cm3 pour le groupe "24 H de Ploubalay". Une deuxième moto fut sponsorisée. Soit deux équipages de 4 motards.

     Un fait marquant au printemps 1984 : le deuxième Festival Jazz Rock, Reggae, Blues avec la venue de l'harmoniciste Jean-Jacques MILTEAU! On aura aussi joué en faveur du GALLO avec un groupe punk de Rennes baptisé "Les Grands Begaws" qui aura appris quelques mots de cette langue de Haute-Bretagne pour la valoriser près des jeunes générations... Cette provocation fut notre Grand réveil et, on le sait, quelques groupes se sont ensuite constitués pour faire du Gallo-Rock. Gallo ne signifiait plus ringards ou Ploucs !

 

     Autre activitée importante avec le groupe de danses de SALON animé par Isabelle RIAUX. Pour l'échange avec la ville allemande jumelée de Wachtendonk, des costumes furent imaginés et portés par notre équipe de musiciens et danseurs. Le bas des robes avait un ruban reprenant les motifs ciselés de bracelets de bronze découverts en 1972 près de la "Motte". On les présenta ensuite à la population aux "Fêtes de la Bretagne" organisées vers le 19 juin pour la Gouel Erwan/Saint-Yves, en lien avec la Région Bretagne et la "Mutinerie". Un autre déplacement fut très important dans le Béarn à la Fête des bergers d'Aramits à la fin de septembre. Sur scène et au défilé, nos intervenants furent très appréciés parmi tous ces groupes de chanteurs de montagnes.

 

       Les temps changent et la liberté d'action permet de dynamiser les associations : le "Club Acignolais" s'arrêta. Quelques activités continuèrent en se déclarant association 1901 : "Le Moulinet" en 1988 pour les chants, danses et musiques, "La Musaraigne" www.lamusaraigne.net  pour les randonnées pédestres, "Ainsi danse Acigné" pour les danses de salon. En 1990, le Comité des Fêtes s'arrêta et avec lui la "Fête de la Saint-Louis". Mais l'Office Culturel permit pendant une vingtaine d'années une "Fête d'Automne" sur trois jours à la mi-octobre. Le "Moulinet" y fut très présent avec une randonnée chantée et un fest-deiz. Le "pommé" fut géré par "Gallo-Tonic" de Liffré et le Club de l'Amitié. voir www.lemoulinet.bzh "Film Fête d'Automne".

 

     Une Grande Fête marqua les 10 ans du début "Club L'Acignolais" vers le "Moulinet" : 1978 - Samedi 26 mars 1988. 15H Randonnée pédestre; Exposition de peintures et sculptures à la mairie, Apéritif d'honneur à 19H salle polyvalente avec un Buffet dansant : sonneurs, chanteurs et bouézous d'Acigné et danses de société. Org. Antoinette Baron, Jean-Luc Dubois, Alain Gouaillier, Hubert Jumel, Joseph Pillet et Isabelle Riaux

 

      CRéATION de l'Association "LE MOULINET d'Acigné" : Le 1er décembre 1998, "Promotion de la culture bretonne à travers la pratique de la danse, de la musique, du chant, ..." Président Yves ROUVIèRE, natif du Calvados, animateur danses, Vice-Présidente Anne ROUTEAU, native du Morbihan, animatrice danses, bretonnante, Secrétaire Maryvonne PORTIER, native des Côtes d'Armor, Trésorière Françoise MéNORET, native du Pays de Redon (35).Dix ans plus tard, le 3 juin 2008, Président Alain GOUAILLIER, Vice-Présidente Martine BOUTARD, Secrétaire Marylène FONTENEAU et trésorière Thérèse LAMONTAGNE.AG Mai 2022 Co-Présidents Thierry BESNARD et Alain GOUAILLIER, Vice-Président Aloïs ROBINARD, Secrétaire Marylène FONTENEAU et trésorière Monique MOSSET.

 

     La tradition a besoin d'être collectée pour survivre au temps présent et à venir : en 1999, l'ouvrage d'Alain RACINEUX "Histoire d'Acigné et de ses environs" sera marquant. Il complétait les écrits de René VEILLARD, lesquels furent placés à l'initiative du Club L'Acignolais sur le bulletin municipal au début des années 1980. Et il lança une association "Acigné Autrefois" www.acigne-autrefois.fr . Avec le dessinateur de Patrimoine Charles MONTIGNé et le collecteur Alain GOUAILLIER un second ouvrage "Acigné au Fil du temps" sortit en 2004; et une légende locale basée sur une "Parebatte au Pagus d'Acigné" de 1921 nous emmena voyager au temps des gallo-romains et des Celtes.Disponibles à la Médiathèque

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  II -  Acigné et la Bretagne en 2023

      En 2023, la cité d'Acigné s'approche des 7 000 habitants. Elle est située à une dizaine de kilomètres de la Ville de Rennes qui accueille près de 70 000 étudiants sur trois campus et une cinquantaine d'écoles d'enseignement supérieur, soit 20% de la population rennaise. Cette jeunesse amène un réel dynamisme dans la capitale régionale avec l'arrivée d'apports culturels venus de Basse-Bretagne, d'autres régions de France et du monde entier. Ce brassage est bénéfique dans la diversité des expressions artistiques.              Pour les Cultures de Bretagne avec ses composantes Basse et Haute Bretagne, langues bretonne et gallèse, "Skeudenn Bro Roazhon" fédère une cinquantaine d'associations culturelles bretonnes du "Pays de Rennes" et organise en novembre un grand FEST-NOZ au Parc expo avec 8 000 danseurs :"YAOUANK" (jeune en breton). www.wiker.fr/skeudenn 

     La Région "Bretagne" soutient activement la Culture et les Langues de Bretagne, a émis le voeu d'autonomie en avril 2022 et se verrait bien constituer une Assemblée de Bretagne. A l'initiative du groupe "Breizh a-gleiz" (Aziliz Gouez), des conseillers régionaux proposent l'autonomie à la commission décentralisation au Sénat. Paul Molac annonce un passage également à l'Assemblée nationale. La Bretagne bénéficie d'un espace à fort sentiment identitaire reconstitué à la fin des années 1960 et surtout au début des années 1970 par les actions culturelles militantes d'Alan Stivell, Gilles Servat, Tri Yann, Glenmor, et bien d'autres..., qui se sont associées aux actions sociales et environnementales...En 40 ans, cette Région aura su créer de grands Festivals (Inter-Celtique Lorient, Vieilles Charrues à Carhaix, Chants de Marins à Paimpol, Transmusicales à Rennes, ...). 

        La Réunification de la Bretagne historique reste toutefois un sujet d'actualité majeur. La Région Bretagne y est favorable et les sondages d'opinions et pétitions en Loire-Atlantique confirment la revendication de Breizh 5/5. Les pages écrites par nos historiens et géographes ne peuvent s'arrêter à 1941 et les 1 000 ans précédents. Le seul drapeau au monde blanc et noir marquant ce territoire patrimonial est "agité" par nos générations contemporaines de Brest à Clisson, ainsi que par la diaspora d'origine bretonne en France, en Europe et dans le monde. Nantes et Rennes se parlent toujours et les nombreux éléments culturels identifient clairement un passé commun. Nantes abrite le château des ducs de Bretagne; l'actuel conseil municipal, un Adjoint aux "Enjeux bretons".                www.bretagne.bzh   www.bretagnereunie.bzh www.lepeuplebreton.bzh 

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3 - Archives le Référendum sur l'Indépendance d'Acigné/Trouziniec,

à découvrir avec "A consulter en ligne", et www.leschampslibres.fr "Les collections du Musée", "Collections en partage" : écrire Acigné pour découvrir tout en bas de page la fameuse "Déclaration d'Indépendance d'Acigné" (Roidec An I), mais aussi des bracelets de bronze (1 000 av JC), des urnes cinéraires des "Onglées" et quelques dessins et photos anciennes d'Acigné.

 

 

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Liste danses Fest-Noz/Deiz

 

En cours de création

     www.bretagne.bzh Région "Bretagne", trois budgets sont préservés pour le mandat 2022/2027, souligne le président Loïg Chesnais-Girard :

 

           la culture, le sport et les langues de Bretagne,

domaines essentiels garants de la cohésion bretonne et du vivre ensemble". La Région souhaite limiter son endettement (1,4 milliard d'euros au 1/1/22). Les dépenses d'investissements ont dépassé 3 milliards d'euros entre 2016 et 2021, les prévisions budgétaires les ramènent à 2,8 milliards d'euros pour le mandat en cours.Avec par exemple des travaux dans les lycées étalés dans le temps, même si 40 millions d'euros vont y être investis pour des panneaux solaires. Vote du budget mi-février 2023. O.F. 15/12/22 par Olivier Mélennec

 Cette annonce en faveur de la Culture peut aider le groupe de travail coordonné par DASTUM avec le devenir du FEST-NOZ et du FEST-DEIZ, les intermittents, sonorisateurs et associations organisatrices.

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 Le fest-noz cible plus facilement les basiques que l'on trouve sur www.bcd.bzh avec accès à Bécédia "Tutos danses" (14) :apprenez ou perfectionnez-vous en regardant ces "tutos" de qualité 

           

Suite gavotte, Kost er c'hoet, Suite plinn, Suite de ronds de Loudéac, Kas a-barh, Cercle circassien, Avant-deux de Bazouges, Scottish, Rond pagan, An dro, Rond Saint-Vincent, Rond paludier, Ridée six temps, Laridé huit temps 

 

Dommage! on ne retrouve pas l'AVANT-DEUX DE TRAVERS. Si 14 autres danses devaient être présentées avec de nouveaux tutos, ajoutons alors : Mazurka, Suite Keff, Ridée de Béganne,  Ridée Guillac,  Rond Landéda, Trompeuse de Dinan, Branle de Noirmoutier, la Sabotée, AV2 de La Mézière, Polka de Paimpol, Kérouézée, AV2 du Trégor, Rond de Sautron

 

    Relevé fréquence des danses en fest-noz (2012) : par ordre

An dro, suite Plinn, Ridée 6 temps, suite Gavotte montagne, Scottish,

Laridé 8 temps, Rond St Vincent/Oust, suite Loudéac (rond, bal, rond, riquenié),

Hanter dro, Kas a-barh, (suite Fisel, selon Pays), Valse,

Kost ar c'hoad, Cercle circassien et Chapelloise, Mazurka,

Pilé-Menu, Polka, Tour, Avant-deux de Travers, Gavotte Pourlet,

Tricot : Hanter dro et An dro,Dans Léon, Maraichine,

Rond de Landéda, Bourrée, Valse Ecossaise, Avant-deux de Bazouges,

Pach Pi, suite Keff (Dans, Bal), Passepied, Polka piquée, Rond Pagan - Dans Round,

Cochinchine, suite Treger (Dans, bal, passepied, Jabadao),

Hanter dro Klamm, Gavotte de l'Aven, Dans Sizun, Rond Paludier,

suite Bigoudène (Gavotte, bal à deux, à quatre, à huit, Jabadao) selon Pays,

Bal de Rhuys, Dérobée de Guingamp, An dro retourné, Ridée de Guillac,

Kérouézée, Gavotte du Bas Léon, Aéroplane d'Acigné, Pas de Sept,

Dans Bro Ac'h, Gavotte de Lannilis, Galop nantais, Contrerond de St Laurent/Oust,

Polka plinn, Avant-deux de St Broladre, Avant-deux du Trégor, Laridé gavotte,

Bal de Plessala, Dans ar Podoù Fer    

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Toutefois!, un bon exemple de FEST-NOZ très diversifié comprenant 50 danses différentes des 5 départements historiques bretons (et d'ailleurs) avec 5 groupes du "Moulinet" d'Acigné (septembre 2015) :

 AV2 de Travers, Keff, Passe-Pied, Cercle Circassien, Kas a bar'h, Kost Er C'hoad, Rond/Bal Paludier, Maraîchine, Pas de Sept, Bourrée, Hanter dro, Tour, Cochinchine, Pilée Menue, Ridée 6 temps, Rond St Vincent, An Dro, Laridé Lanrivoaré, Ridée de Béganne, Polka, AV2 St Brolade, Ridée Guillac, Rond Landéda, Mazurka, Horsay, Gavotte des Notables, Madison, Scottish, Trompeuse de Dinan, Rondeau à 2, Bourrée Grandes Poteries, Branle de Noirmoutier, Valse Ecossaise, Aéroplane d'Acigné, AV2 Bazouges, AV2 Pléherel, Bal de Broons, Bal de Rhuys, Les Bottes, Drôlette, Gavotte d'Honneur, Gymnaska, Kérouézée, Pachpi, Rond de Guérande. Voir rubrique du Film tourné par Christine Gautier

 

  Recette "bonne humeur" avec des "danses-jeux" proposées par des bouézous "Moulinet" d'Acigné : Aloïs 06 88 61 70 43 et Nicolas 06 35 38 15 26

- Ridée de Vannes (d'Albert)

- en cortège en couple : Dérobée de Moncontour, Bal de Broons, Aéroplane d'Acigné, Berlingot, Bal de Langueux

- en Avant-Deux : de Travers, de St Broladre

- en lignée à 4 : Bal de Rhuys, Horsay

- en couple : Pas de Sept, 3 Coups d'talon, Galop Nantais

- en rond : Hanter Dro Klamm, Chanjtu, Passe-pied/Riqueniée, Tricot

- à 2 : Les Bottes ;à 3 : Cochinchine; à 4 : Drôlette ; à 8 : Moulinet d'Acigné

- en couple : Valse écossaise tournante (changement partenaire); Scottish en figures déplacements

- Ronde H/F : Cercle circassien, La Sabotée

 

Pour obtenir cette diversité, préférez le FEST-DEIZ du dimanche après-midi (comme à L'Hermitage, 2ème dimanche du mois, avec Armelle et Les Copains de la Planche) !! 

 

         FEST-DEIZ avec Libre Participation : depuis quelques années, le "Moulinet" d'Acigné organise un Cabaret Fest-Deiz avec entrées ouvertes à tous selon ses moyens financiers. Le principe peut s'avérer plus intéressant avec un accueil salle disposant d'une table, deux chaises pour des bénévoles remettant un ticket numéroté de 1 à 100 avec une souche de couleur différente. Ce petit papier encourage un geste plus rémunérateur dans la cagnotte. Aux deux-tiers des danses, un rapide tirage au sort à partir des souches numérotées permet d'attribuer quelques lots aux chanceux (CD, bouteille de cidre, "pommé" selon l'époque, ...). "Dans'Meizë" ,groupe local qui programme cette animation fin septembre ou octobre, est aidé par des sonorisateurs bénévoles, des buffets partagés (ou un plat préparé) pour les musiciens et la logistique des membres du CA "Le Moulinet".

 

      2 groupes d'Acigné animent Festoù-Noz ou Deiz :

- La MARMITHE avec Martine BOUTARD (06 32 29 37 62), Michel et Thierry

- Dans'Meizë avec Daniel, Didier,Gilles (06 85 06 39 87), Louis et Yoann

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Clic sur  Gwalarn (copie du site)  : avant de s'arrêter définitivement, le créateur du site a accepté de laisser toutes ces recherches au "Moulinet" d'Acigné. Ainsi, découvrez de très nombreuses danses avec des listes alpha, origine ou techniques de base.

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Un exemple avec un groupe du Pays Vannetais "Dalc'h Ataù", accord Patrick Bertrand- qui propose 88 danses :

Suite 3 Hanter Dro, Ridée de Béganne, Ridée 6 Temps, Polkas piquées, Trikot, Valses écossaises, Laridés 8 Temps, Ridée Locminé, Bal de Ploëmel, Chang'Tu, Paskovia, Bourrées, Ronds St Vincent, Pas de Sept, Kaz a Bar'h, AV2 Travers, Tours, Laridé de Lanrivoaré, Maraîchines, Klam, Laridé de Kervignac, Gimnaska, Cochinchine, Polkas irlandaises, Suite En Dro, Mazurkas, Scottishs, Laridé de St Jean-de-Brévelay, Madison, Kerhouesée, Valses, Bal de Jugon, Gavotte Aven/Gavotte Honneur, Cercles circassiens, Kost ar Choad, Orsey, Gavotte des Montagnes, Dans Keff + Bal, AV2 de la Mézière, Branle du rat/Galop Nantais, Ronds de Landéda, Rond de Sautron, La Guibra, La Veuze, Gavotte de Lannilis, Gilgodenn, Bals de Rhuys, AV2 du Trégor, Bal d'Erquy, Rond paludier + Bal, Poignée de main Kenascleden, Trompeuse de Dinan, Pach Pi, Bal de Plessala, Piler Lann, Gavotte des Notables, Suite de Loudéac, Dans Sizun, Passepied de Plaintel, Gavotte du Bas Léon, Ridées de Guillac, Branle de Noirmoutier, Polka de Paimpol, Gavottes du Cap, Gavotte de la Fontaine blanche, Dans Broac'h, Tenduff, Pilé menu, Contrerond de St Laurent-sur-Oust, Les Bottes, Dérobée de Moncontour, Gavotte de Plougastel, Gavotte de Lescoat, Rond de St-Julien-de-Concelles, Aéroplane de St Péran, AV4 de Paimpol, Rond de l'Ile d'Yeu, Le Tourchou, Ronds Pagan, Laridé de Baud, Laridé de La Turballe, AV2 de St Broladre, Les Fileuses de Baud, Le Brise-pied, L'Abondance, Polka Plinn, Valse de Brest, La Festozette, Chapelloise "Frédérica", Sabotée de Rennes

 

 

Le fest-noz et le fest-deiz s'ouvrent aux autres danses traditionnelles non bretonnes (Scottish, polka, mazurka, bourrée, cochinchine, ...) Des bals folk associent également d'autres terroirs de France , et d'ailleurs. Le site www.agendatrad.org regroupe les "dates breton/folk". Désormais installé sur Rennes, le manceau diatoniste Philippe PLARD fait un lien bal breton/folk au "Parquet de Bal" situé près du Cercle Celtique de Rennes.

 

  Dans le Morbihan, beau mélange avec "Parfum de Folk" (hors classiques déjà cités) accord Gabriel Morantin :

Scottish "Le Tour de la montagne" (Québec "Le bal à l'huile"), An Dro "Penn Sardin", Polka irlandaise "Bella Ciao" (Italie), Madison "Dirty Old Town" (The Pogues IRL), Danse en ligne "Le Brise Pieds" (Aveyron), AV2 de Travers "La Bastringue" (Québec), "La Poule à Colin" ("La Bottine Souriante" Québec), Mazurka "Roule la barrique" (Le Croisic), Bal de Plessala "Tamm kreiz/Tes sabots petite mignonne", Valse "Fanchon de Saint-Malo"/Guillemer, Aéroplane/Polka "Quinze Marins" Stéphane Rio, Branle de la Fosse aux loups (Alsace), Danse-Jeu les Lavandières, Danse à deux "Fling/ Ril An Suaimhnis" (Irlande), La "Pieternelle" (Flandre), La "Salopada" "Chanson pour passer le temps" (Quercy), Le Branle de Cosnay "Mots dits d'amour" (Indre), La "Boulangère" de Fontenay-Le-Comte (Vendée), Rond de l'Ile d'Yeu "Mon père a fait faire un bateau" (Vendée), Mazurka "L'Inconnu de Limoise" (Allier), et ...le "Moulinet d'Acigné"! (Haute-Bretagne) petit coup de violon avec www.monviolon.org 

 

 On peut aisément regarder la plupart de ces danses sur "You Tube"...une bonne préparation avant d'aller en fest-deiz (ou même en Fest-Noz!).

Citons 2 autres groupes connus pour cette "diversité" : DISKUIZH du "Pays de Rennes" et "AR MEN DU" du "Pays de Redon".

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 Ajoutons quelques danses :

Passe-Pied, 1/2 Tour de Noirmoutier, Bourrée des Grandes Poteries, Rond d'Argenton, Rondeau,Berlingot, Les Bigorneaux, La Boulangère de Ploërmel et de Rennes, Bretonnes de Pornic, Callibourdaine, Le Carillon, le Chapelet, la Chapelotte, Trois Coups d'Talon, la Rassemblée, l'Andouille, les Avocats, Dérobée de Guingamp, gars de Guilliers, Guédennes de Langueux, Tournez en Arrière, Tourbillon de Kerlouan, Tour su'l Dré, Trompeuse de Guémené ...

- Danse : Léon, Danse Sizun, des Amoureux, des Lapins, des Lauriers Verts, DAUVERGNE, de la St Mathurin, Drao,Espagnolette de Pléherel, Fileuses de Baud, FISEL suite, Forières, La FOUGERE, Mazurka de Clisson, Menuet de Sautron, Michao, la Montfarine, Mr de la Miranda, la Oie, Pas des Patineurs, Pastourelle de Rennes,Polka de Ploeuc, Polka-Chat, des Lapins, Poule de Chateaubriant,Belle Anguille,le Sacristain,Moulinet façon Ercé-près-Liffré,      

- des AV2 : du COGLAIS, de St Martin, AV2 de St Renan,des Anciens, de Broualan, de la Chère, des Chiffonniers, d'Ercé-Près-Liffré, du Guébriant, des Jeunes, de Nazareth, du Petit Bonhomme, de Pléboulle, de PLéHEREL, de St CAST, de St Herblon, de la Ville Grasland, de Vritz,...

- des BALS : de Dinan, d'Erquy, des Hollandais, de Langueux, de Plessala, du Lédevant, Treger, de Perros, Pontivien, 

- Gavottes : de l'Aven + Bal à 2, 4, 8, Jabadao, Lescouët, Pourlet,du BAS LéON,Dardoub, de Plougastel, de Spézet, TINDUFF,

- Pilée de Quévert, de St Carné, de St Dolay, Pique dans la Rèze, Quadrille de Longchamp,

- Ridée de Vannes, de Jossselin,

- Rond Balancé de DOL, de Lizio, de Locmariaquer, St JULIEN-de-CONCELLES, Pagan, Ronde de l'Avoine, de Mûr-de-Bretagne, de St Brandan, de Trégomeur,  

 

 On arrive déjà à près de 300 danses! Un Cercle Celtique des Côtes d'Armor indiquait avoir recensé presque 700 danses de Bretagne...soit 14 festoù-noz avec 50 danses différentes.

 

   le site  http://nozbreizh.fr  signale 919 danses des Pays de Bretagne et des variantes. Et pour les airs du "Pays de Rennes" on dispose de 4 variantes de l'"Aéroplane d'Acigné".

          C'est un site remarquable, disposant de nombreuses informations ... 

 

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Top RENNAIS : Aéroplane d'Acigné,Aéroplane St Péran,  AV2 de Bazouges, AV2 d'Ercé-près-Liffré,  AV2 la Mézière, AV2 St Broladre, AV2 du Coglais, Deauvergne,Drôlette,  Jubilé,la Rassemblée, Ronde Balancée/et Cassée de Dol-de-Bretagne, la Sabotée,Le Sacritain de Rennes (et Le Moulinet d'Acigné)

 

Top REDON AV2 de St Just, la Fougère,la Gigouillette, Ridée de St Perreux, Rond de St Vincent/Oust, Trois coups d'talon

 

Top NANTAIS AV2 de Travers, des Auvernés, des Touches, Bretonnes de Pornic, Galop nantais, la Maraîchine, Paskovia,  Pastourelle de Châteaubriant, de Ligné, des Touches, Rond de Sautron, Rond St Julien-de-Concelles, Sacristain de St Julien-de-Vouvantes, de Sion-les-Mines, La Veuze

 

Top MENé AV2 Ville-Grasland, Bal de Plessala, Contredanse de Gouray, de Plessala, Rond de Plessala, Kerouézée

 

Top PENTHIEVRE AV2 Erquy, de Nazareth, de Pléboulle, de Pléherel (Fréhel), de St Cast, Bal de Broons

 

Top LOUDéAC Suite de Loudéac, Rond, Bal et Riquenié; Pas de Sept

 

Top VANNETAIS (GALLO) AV2 de St Martin, Contrerond, Laridé Gavotte, Pilé Menu, Ridée 6 temps, de Béganne, de Guillac, de Josselin, de Vannes, Rond Paludier, Tour

 

Top VANNETAIS (Bas, Bro Wened) An Dro, Hanter-Dro, Hanter-Dro mod Alre, Kas a-barh, Laridé 8 temps, de Kervignac, de la Côte, de Locmariaquer, Ridée 6 temps d'Hennebont, Tro'l leur

 

Top CORNOUAILLE (Bro Gerne) Dans an Ini Vraz, Gavotte d'honneur, d'Huelgoat, de Blanche Fontaine, de Lescouët, de Tinduff, des Notables, Kost ar C'hoat simple, fest-noz, noal, complexe, Jimnaska,  Suite Fisel (Accueil, dans base, sauté, levé, ciseaux, croisé, Maël-Carhaix, bloqué, ancien) - (Bal inter, simple, complexe), Suite Bigoudène (Gavotte, Bal à 2, à 4, à 8, Jabadao) , Suite de l'Aven (Gavotte, figures, promenade, première figure, promenade, première figure, seconde figure, première promenade, première figure, seconde promenade, seconde figure, ronde, gerbe, tourné 1 main, 2 mains, visite hommes, visite femmes, étoile), Suite Gavotte Montagne dans, Suite Gavotte Pourlet dans

 

Top LéON AV2 du Petit Bonhomme, Dans a-benn, a-dal, Léon, Danse des Amoureux, Piler Lann, Laridé de Lanrivoaré, Rond de Landéda, Ronde aux 3 pas, de l'île de Batz, Suite Keff (Dans, bal)

 

Top TréGOR AV2 du Trégor, AV4 du Trégor, Dérobée de Guingamp, Passepied de Plaintel, Polka de Paimpol, de Ploeuc, Polka Plinn, Quadrille de Locquénolé, Suite Plinn (Dans, bal), Suite Treger (Dans, bal simple, bal complexe, passepied simple, Plouegat Moysan, complexe, Jabadao

 

Top extérieur à la Bretagne Branle double, Cercle circassien, Chapelloise en ligne, en ronde,Cochinchine,  Mazurka, Polka, Polka piquée, Quadrille français 19ème siècle, Scottish A Paris sur le pavé, de Sarlat, irrégulière, Valse écossaise

 

     En Bretagne, les danses traditionnelles ne sont pas enseignées dans nos écoles primaires, ou alors sur des initiatives personnelles, des préparations de kermesses de fin d'année scolaire, des conventions. Cependant,pour assurer la transmission des savoirs et pratiques coutumiers, des Cercles Celtiques www.kenleur.bzh  et associations "loisirs" sont très actifs pour suppléer. Aussi, dans chacun des "Pays" de Basse et Haute Bretagne vous pouvez assister dans le bourg, aux kermesses et événements, à des chants, des airs de musiques qui vous invitent au partage avec de nombreuses danses, la plupart du temps accessibles au non-initié.

 

KLAS DANS/KENLEUR : La danse bretonne, ça s'apprend dès l'école : 13 établissements scolaires proposent des ateliers Klas'Dans. La fédération de danses bretonnes KENLEUR, basée à Auray (56), développe l'éducation artistique et culturelle. Ce dispositif permet un temps d'initiation, sur 30 heures, à une danse bien contemporaine qui puise dans nos traditions et terroirs. Trois salariés portent ces ateliers.

     A l'horizon 2023, Kenleur souhaite élargir le dispositif Klas Dans à l'ensemble des départements bretons. Bien implanté dans le Morbihan, il fait une percée dans les Côtes d'Armor, à Mur-de-Bretagne. Les municipalités prennent en charge le dispositif. Dans les collèges, Klas Dans intégrant les enseignements optionnels, le conseil départemental du Morbihan finance à 100% le dispositif. O.F. 4/12/22 par Loïc Tissot

 

     Tout au long de l'année, des associations organisent des Festoù-Noz (soirée) ou des Fest-Deiz (après-midi). L'été ils font le bonheur des touristes et créent une ambiance festive. En 2019 on estimait le nombre de 1 700 événements par an générant environ 5 millions d'euros.

  Consultez le site www.tamm-kreiz.bzh pour savoir où aller dans les cinq départements bretons historiques (et ailleurs!)

 

 Le réseau "Tamm-kreiz" en Ille-et-Vilaine :

     AFAP Fougères, Au Carrefour de la Gallésie (Monterfil), Avant-Deux du Rheu, Baye Danses Trad (Baguer-Morvan), Breizh Dans Pipriac, Chro'Bouèze (St Germain-en-Coglès), Club Les Menhirs (Le Sel-de-Bretagne), Comité Animation Peillacois (Peillac), Danses et Traditions Bretonnes d'Orgères, Dorn Ha Dorn 35 (Guichen), Eoline (Montreuil-le-Gast), Fest-Yves Haute-Bretagne (Sens-de-Bretagne), Folk'N Breizh (Rennes), Foyer Animation Rural de St Just, Gallo-Tonic (Liffré), Gwalenn Guipry-Messac, Korollerien Ar Vro (Bains-sur-Oust), L'Epille (Bovel), La Bouèze (Rennes), La Compagnie des Possibles (Peillac), La Forge Spectacle (Thorigné-Fouillard), La Gavotte Vezinoise (Vezin-Le-Coquet), La Granjagoul (Parcé), La Marmithe (Fleurigné), La Parebatte (Bréal-Sous-Montfort), La Rassemblée (Pacé), La Rigourden (Saint-Suliac), La Rimandelle (Châteaugiron), Le Moulinet d'Acigné, Leizig (Pont-Réan), Les Amusous d'Monde (Saint-Malo), Les Beluettes (L'Hermitage), Les Copains de La Planche (Vezin-Le-Coquet), Les Dansous Du Gué (Paimpont), Les Mille Temps (Pléchatel), Montauban Animation (Montauban-de-Bretagne), Noal An Avel (Acigné/Noyal-sur-Vilaine), Oxygène Celtique (Brécé), Skeudenn Bro Roazhon (Rennes), Spered Ar Vro (Vitré), Taillis Activités Détente, Tiez Breiz (Rennes), Pitell (Brécé), Comité des Fêtes (Dol-de-Bretagne)

 

 

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Danse Haute Bretagne

A  cette belle fête de la "Gallésie" à Monterfil ce dimanche 29 juin 2014, Marc CLERIVET a donné son accord pour nous permettre de divulguer "grand public" l'évolution de nos danses gallèses sur des périodes du 19 et 20è siècles. Son ouvrage de référence de 468 pages est édité par "Dastum" et les "Presses Universitaires de Rennes" dans la Collection "Patrimoine Oral de Bretagne". Voici des extraits :

     L'ensemble des répertoires traditionnels dansés recueillis en Haute Bretagne peut être divisé en deux corpus bien distincts :

                                                             les branles et les contredanses        

L'appellation "branles" issue des 16 aux 18è siècles concerne les danses en chaîne ouverte ou fermée avec une répétition uniforme d'un groupement moteur défini et qui, selon les cas, correspond à 3, 4, 6 ou 8 pulsations musicales.La frontière linguistique n'ayant jamais constitué une barrière pour les pratiques culturelles un grand nombre de ces branles était commun aux deux zones linguistiques de Bretagne : "En Dro", la "Pilée menue", "Rond de Penthièvre".Tous les branles gallos recueillis étaient dansés exclusivement en chaîne fermée (et évoluent dans la plupart des cas vers la gauche), hormis le bal et quelques versions de rondes aux trois pas.

     Concernant l'"En Dro" il s'agit d'un rond avec un pas d'une durée de quatre temps musicaux, dansé comme en Vannetais : un changement de pas en deux temps (G-D-G) vers l'avant et un changement de pas de même durée (D-G-D), plus restreint, légèrement à reculons. l'"Hanterdro" présente une formule d'appuis de trois temps. Dans le Morbihan "Endro" et "Hanterdro" étaient connus des mêmes populations et peuvent être mis en parallèle avec le binôme branle simple et branle double qui constituaient le répertoire de début de bal à la Renaissance (suivi du branle gai).

     "Passepied" : ce branle est cité par Mme de Sévigné en 1690 : "il y eut des sonnoux, on dansa tous les passe-pieds, tous les menuets, toutes les courantes de village, tous les jeux des gars du pays." Cité également bal (pays paludier), bal rond(Brière, pays métayer), draw (pays mitaod), demi-rond. Pouvant être dansé isolément ou bien associé à une autre ronde le passepied est une ronde. Les danseurs, disposés face au centre, se donnent la main ou un doigt. Sur la phrase A les danseurs légèrement tournés vers la gauche font tourner la ronde dans le sens des aiguilles d'une montre en petits pas marchés. Sur la phrase B la ronde s'immobilise et tous les danseurs effectuent un pas en léger avancé et réculé. Une suite se retrouve entre Mûr -de-Bretagne et Loudéac : ronde, baleu, ronde, passepied / riqueniée ou erqueniée façon coq bombant le torse, la tête relevée et le dos en arrière.

     Le second type - les "Contredanses"-  sont des "danses à figures". Dansées à l'origine en Angleterre la "contredanse" a été adoptée et adaptée en France à la fin du 17è siècle. Elle a fini par occuper la majeure partie des bals de la noblesse et des milieux dominants. Les formes sont diverses : carré, , cortège de couples, double front de danseurs ou ronde. Contrairement aux répertoires de branles le moteur n'est pas le pas répété mais l'enchaînement de figures avec une sucession de déplacements et de positionnements des danseurs qui se meuvent à l'aide de pas particuliers dont certains présentent parfois des formules d'appuis complexes et des styles d'exécution très évolués.Seules deux régions n'ont jamais connu de répertoire de contredanse. Il s'agit, d'une part, de la région comprise entre Josselin et Ploërmel et, d'autre part, d'une fine bande située à l'ouest de Loudéac entre Crédin et Quintin.

     Des contredanses à permutation de cavalière :

    La "Boulangère" : une ronde portant ce nom a été décrite entre Rennes, Fougères et Vitré avec le chant : "La boulangère a dix écus et le meunier en a bien plus" qui se rapproche du "Rond de St Julien-de-Concelles"(44). Durant la première phrase musicale la ronde tourne vers la gauche en usant d'un pas de quatre (double de la Renaissance). Durant la seconde partie chaque danseur fait passer la cavalière située à sa droite à sa gauche sur quatre mesures. Cette permutation s'effectue deux fois, la première par une simple translation, la femme passant de dos devant l'homme, la seconde par une pastourelle, chaque homme faisant faire à la femme un tour complet sous son bras droit élevé.

     Notons également un répertoire de "danses en couples" issues des bals bourgeois ou publics de la seconde moitié du 19è siècle : Polkas (piquée, piquée double, des bébés, chat, lapin), Scottish (anglaise ou Pas de sept), MazurkaValses. Plus surprenant la "Bourrée" est présentée sur une carte comme répertoire traditionnel du bassin de Rennes; les "suites Nantaises" avec la "Badoise" (polka des "bébés" ou "baby-polka"), "Trois coups d'talon", la polka piquée et le "Galop nantais". Enfin citons le "Quadrille des Lanciers" très en vogue jusqu'en 1940 (proche du "Quadrille de Cancale").

     Le Quadrille : le Quadrille serait l'antécédent des différentes contredanses de Haute Bretagne. La première figure était le "pantalon". Elle a donné notre Petit Galop.. la deuxième figure du quadrille ancien était l'"Eté". De là vient notre fameux "Pas d'Eté" avec un avant-deux traversé, suivi d'un second pour revenir en place. Le "balancé et tour des deux mains" qui suivait est devenu "valsé". La troisième figure du Quadrille s'appelait la "poule".La quatrième figure était la "Pastourelle" à partir de 1830 et enfin la "Finale" comprenant un avant-quatre, un avant-deux aller et retour, un balancé tour des deux mains. L'évolution simplifiée en nombre de mesures du "Quadrille" fut qu'en 1823 la Quadrille "se marche". Un témoin raconte : "Rien n'est plus simple que notre danse actuelle. Cet agréable exercice exigeait, il y a une vingtaine d'années, beaucoup d'études et même de perfection." Les enchaînements des Quadrilles de Haute Bretagne peuvent être rattachés à l'un des trois Quadrilles fondamentaux de la fin du 19è siècle : le Quadrille français, le Quadrille américain -dit "croisé" collecté dans le vignoble nantais- et le Quadrille des Lanciers.

     Le "Quadrille des Lanciers" : il était dansé dans tous le bals annuels organisés dans les grandes écoles ou les corps constitués à Rennes ou Nantes jusqu'à l'Occupation de 1940. Contrairement aux deux autres quadrilles sa musique était la même partout, servant également comme air de scottish ou comme support du "pas d'Eté". On l'appelle l'"Air des Bottes" :"Il avait des bottes, l'avait des bottes, bottes, bottes, L'avait des bottes, bottes, l'avait des bottes Bastien".

     Dans le nord de l'Ille-et-Vilaine la danse principale était l'"AVANT-DEUX". Dans l'est de la Haute Bretagne, vaste région entre Ancenis et Châteaubriant, dans le Mené et le bassin rennais on retrouve des figures constitutives du Quadrille français : "Avant-Deux", "Pastourelle" ou "Poule", probable éclatement des quadrilles modernes dansés dans les bals mondains et urbains de la seconde moitié du 19è siècle. Particularité de l'"Avant-Deux" : on retrouve nombre de ces danses différenciées d'une commune à l'autre par la façon de faire d'un seul danseur. Exemple : seul le pas distingue celui de Saint-Herblon et celui des "Touches", ou celui de Bazouges-la-Pérouse et du "Coglais". A Bazouges un film a permis de montrer au moins quatre formules d'appuis types différentes pour huit danseurs.

     Le terme "Avant-Deux" n'est pas spécifique à la danse de tradition populaire en Haute-Bretagne. C'est l'appellation d'une figure élémentaire constitutive d'un grand nombre de contredanses pratiquées par les bourgeois et la noblesse, puis dans les bals des grandes villes à partir de la seconde moitié du 18è siècle. Elle était la composante fondamentale et principale de l'"Eté", contredanse popularisée par Julien vers 1781. Cette contredanse très prisée pendant la période révolutionnaire est venue se positionner comme seconde figure du Quadrille sous le Directoire, le Consulat et l'Empire.Pour le "balancé" de fin de danse il peut s'agir d'un simple marché ou du pas en pivot, le "swing". Le pied droit tombe bien à plat sur tous les temps, tandis que sur les contretemps le pied gauche prend appui rapidement, souvent en demi-semelle, permettant au pied droit d'effectuer la rotation. Parmi les enquêtes de l'"Avant-Deux" entre Rennes et Fougères citons celle réalisée par Simone Petit-Devoise (MORAND) à Gévezé et La Mézière, Marguerite CORVAISIER à Gahard et Georges PAUGAM à Ercé-près-Liffré et Acigné en 1980 au café rue de Calais (Nota : avec la présence d'Antoinette BARON).

       D'autres éléments de jeux complétaient le temps de pratique : l'"Aéroplane" (d'Acigné ou St Péran),"la "Trompeuse" (de Dinan) version dansée avec des pauses, le "Tournez-vous" (version avec des retournements) et le "Bal des Hollandais" (version avec des chassés-croisés). Le "longway" ou dispositif en colonne, qui voit une file de danseurs faire face à une autre, était le dispositif le plus courant de "country dance" de la fin du 17è siècle, dispositif de la contredanse anglaise. Ce dispositif concerne la "Boulangère" en Morbihan gallo. En carré de quatre couples on le retrouve en version Quadrille américain ou pour le "Sacristain".

     Le SACRISTAIN ou "MOULINET" (d'Acigné ou Ercé-près-Liffré : il se pratique dans un dispositif à 4 couples avec des commandes "Moulinet pour les hommes!", "Moulinet pour les femmes!" Puis on devait s'accrocher pour former une aile de moulin en couple.

     Au nord de l'axe Vitré/Josselin la majorité des contredanses ont une durée de vingt-quatre mesures. Au sud elles peuvent aller de vingt-quatre à trente-deux mesures. Les Contredanses en Haute-Bretagne étaient "commandées par le musicien", animateur organisant l'espace, les alignements, le silence. Cela consistait également à annoncer les figures et les déplacements.

         Dans l'ouest des Côtes-d'Armor gallèses deux branles principaux dominent : le "rond" (ou la "ronde") et le "bal". Ces deux danses étaient le support d'éléments de jeux (retournements, pauses, accroupissements, élévation de bras).

     Dans le pays de Châteaubriant on retrouve l'"Avant-Deux" mais aussi la "Pastourelle" (ou "avant-trois" avec un homme entouré de deux femmes sur une partie de la danse), la "Poule" et une chaîne des dames.

     Dans le Morbihan gallo l'adoption de nouveaux répertoires ont été synthétisés localement comme la "Ridée" et une variante la "guédillée". La ridée à six temps proviendrait du sud du Morbihan et aurait eu l'"Hanterdro" comme origine. Les formes de ridées à huit temps auraient vu le jour autour de Pontivy. Ces danses ont été adoptées dans tout le Morbihan entre 1860 et 1880 et donnaient une prépondérance des mouvements de bras. Les danseurs usaient des appellations "ridées à deux coups et à trois coups", chaque coup désignant un mouvement spécifique de bras qui consiste en un balancé avant/arrière sur deux temps. Une ridée à deux coups est donc une ridée d'une durée de six temps, tandis que les ridées à trois coups ont une durée de huit temps.

     Dans le "Pays de Retz" la "MARAICHINE" était largement pratiquée entre le Marais breton et une ligne reliant Pornic au lac de Grand Lieu.

     Certaines danses sont issues de l'enseignement militaire : à l'est de la Haute Bretagne on pratiquait le "Pas d'Eté" (ou "Pas français"). D'autres danses furent incorporées dans les premiers cercles celtiques (1920 à 1960) : "la "Grosse Marie" ou "Danse des bigorneaux" en Loire- Atlantique (on y voyait les deux partenaires se mettre dos à dos, se frotter les fesses puis faire la bascule, les hommes soulevant les femmes sur leurs dos), l'"Horsey"(avec la version française "Poney! Poney!" adaptée de "Horsey! Horsey!" très populaire aux Etats-Unis et en Angleterre), le "Spirou" ou la "Bombe atomique"(les danseurs soulevant le plus haut possible leur cavalière; cette danse avait été interdite suite à de nombreux accidents) pour l'Ille-et-Vilaine, ou bien encore la "Belle Anguille" ou "Marlborough s'en va-t en guerre" pour le Morbihan, les Côtes-d'Armor ou le nord de l'Ille-et-Vilaine.

     Pour la contredanse "Avant-Deux" une version voyait les danseurs en vis-à-vis faire passer sous leur jambe un bâton ou une longue broche (mais aussi chaises, bancs, tabourets, cordages,...) qu'ils tenaient à chaque extrémité : la "Dauvergne" dans le nord Ille-et-Vilaine ou "Calibourdaine" à Saint-Lyphard (44). Une version du "Rond de Penthièvre" autour de Loudéac voyait les danseurs, à un signal donné par les paroles de la chanson, faire dos à la ronde tout en continuant de danser. A Bazouges-la-Pérouse (35)  version "Tournez-vous"d'"Avant-Deux" durant laquelle les danseurs se retournaient. Plus élaborée la "Ronde des Lavandières" présentant une analogie avec le "Branle des Lavandières" du 16è siècle. Citons aussi le "Carillon" avec le "Carillon de Dunkerque" (frappés de mains et de pieds) très prisé en Pays rennais à la fin du 18è siècle. Le "Carillon" ou "Trois coups d'talon" : et frappez dans vos mains, Un demi-tour, écoutez la musique, Trois coups d'talon et frappez dans vos mains, Un demi tour, reprenez la polka (avec une pastourelle sous le bras droit élevé du danseur).

     L'air d' "An Hini Goz" bien connu en Basse-Bretagne comme support de gavotte et de bal dans la région de la Basse-Cornouaille, était plus connu en Haute-Bretagne et tout particulièrement en Côtes-d'Armor gallèses sous le nom de "A la nigousse". C'était le support de la contredanse "la Périgourdine" dans l'extrême est du Mené. Sur le secteur de Collinée (22) les appellations "Contredanse croisée ou traversée" se différenciaient de la "Contredanse" ou de l'"Avant-Deux". On l'appelle depuis "Kerrouézée" avec l'air "Ah messieurs dames ça y est!" ou "Et puis madame ça y est!"

     LA DANSE et l'EGLISE : de nombreux musiciens étaient "interdits d'entrée" dans l'église lors des mariages. Certains d'entre eux ont connu l'excommunication, parfois même plusieurs fois au cours de leur vie. C'est le cas d'un musicien d'Irodouër (35) en raison de ses pratiques de sonneur de noce mais, surtout, en raison de sa grande audace à vouloir faire danser le dimanche après-midi. Il s'agit de Léon Gernigon, accordéoniste de routine, charretier, coiffeur et fossoyeur.

     En 1832 le maire d'Ercé-près-Liffré (35) rend compte au préfet du comportement du curé : "Monsieur le Préfet, le dimanche 29 juillet, nous avons célébré avec toute l'allégresse possible la fête commémorative de la glorieuse révolution de 1830 :

            un "INCIDENT" est venu plutôt égayer que contrarier notre amusement. Notre bon curé avait prolongé la durée des vespres par un chemin de croix extraordinaire : il avait prié et fait prier pour ceux qui allaient participer à une fête contraire à la morale et à la religion. Malgré toutes ces entraves et ces prédictions, à l'issue des vespres, la danse commença dans l'aire au devant de la mairie et de suite il y eut dix contredanses formées dont plusieurs à seize. Le son du violon attira aussi M. le Curé et il vint faire tapisserie avec un groupe de femmes et de curieux. Cette apparition ne fit aucune sensation. M. le curé rôdait et semblait tout hors de lui; personne n'y faisait grande attention. Cependant on remarqua qu'il avait du papier et qu'il écrivait au crayon : un curieux put même lire les noms de danseurs inscrits. On vint me prévenir de ce fait, alors je quittai le bal que j'avais ouvert moi-même et me rendis vers le curé, il n'était plus au cimetière, enfin je le rencontrais dans la rue. Je lui demandai par quel motif il venait de prendre les noms des danseurs... -je n'y tiens pas, dit le prêtre tout déconcerté, et il me remit le papier sur lequel il y avait inscrit beaucoup de femmes et de jeunes filles, partie à  l'encre et partie au crayon. Après avoir lu quelques noms, je ne pus retenir mon indignation, je déchirai le papier, en jetai les lambeaux dans la rue...."

     Les instruments : Si le couple biniou-bombarde a été omniprésent en Basse-Cornouaille et en pays vannetais brittophone cette formation était absente du pays gallo à l'exception notoire de la région de Questembert et Muzillac et surtout de l'arrière-pays de Loudéac et du Mené. Partout ailleurs en Haute-Bretagne l'instrument est sans conteste le violon. Dans l'est de l'Ille-et-Vilaine et le nord de la Loire-Atlantique on trouve des joueurs d'accordéon diatonique dès la fin du 19è siècle. Mais l'accordéon diatonique ne s'est répandu qu'à partir des années 1900, voire 1930.

     Dans certaines régions la veuze, la vielle à roue ou la clarinette ont occupé une place plus importante que celle du couple biniou-bombarde ou du violon. Dans les pays paludier, métayer et briéron (44) il existait au moins dix-huit veuzous en activité entre 1870 et 1930. Du côté d'Argentré en 1892 on y trouvait aussi du cornet à piston. Il y eut aussi une mode d'accompagnement des musiciens avec un ensemble grosse caisse et cymbale dénommé "jâze".

     Parmi les violoneux on trouvait des "joueurs de routine" qui ont eu accès à leur instrument sans enseignement formalisé, par recherche personnelle et observation de leurs prédécesseurs. La plupart se sont "faits la main" en "menant les conscrits" de ferme en ferme avec fanions et cocardes "bon pour les filles", "bon pour le service" et le dimanche "fleurissement des filles" avec des danses.  D'autre part on trouve des joueurs de violon populaires initiés à l'écriture de la musique auprès des joueurs de clarinette ou de piston dans les fanfares et harmonies municipales. Ainsi la plupart d'entre eux s'accordaient comme les joueurs de violon de formation classique alors que les joueurs de routine se positionnaient sur une référence légèrement plus basse (fa-do-sol-ré au lieu de sol-ré-la-mi). Le service militaire long parfois de 3 ans a aussi constitué l'occasion de faire évoluer pratique et répertoires dansés.

     Chants et danses : gavotter, noter, chanter à répondre ou à répéter, répouner ou ripouner, danser au son du sabot, turlutter... Le "CHANT à REPONDRE" est usité partout en pays gallo sauf dans le nord et l'est de l'Ille-et-Vilaine et la quart nord-est des Côtes-d'Armor gallèses. Il est "spécifique au répertoire de branles". Le groupe de chanteurs répète chaque phrase musicale après qu'une personne ou un groupe de personnes l'eut chantée auparavant. Cette technique sert à la danse mais aussi à la marche, à table ou pour interpréter des complaintes. D'une façon générale les personnes qui répondaient répétaient le plus souvent les phrases A et B dans le cas d'une structure de chanson bipartite (A et B étant les deux phrases) ou A et C dans le cas de chansons tripartites. En Morbihan gallo cependant les répondants répètent la chanson dans son intégralité. On pouvait alors avoir deux cas de figures : après avoir chanté A, et le choeur de lui répondre A, soit le meneur chante B et C ensemble, les deux phrases étant reprises par l'assemblée, soit le choeur répète chaque phrase, B et C, une à une.On trouve des chansons "narratives" ou des "dizaines" ou "chansons à dix" (c'est en dix ans, Y a 'cor dix, d'après des chansons de "pilées menues" de Ploërmel.)

     Avec le "GAVOTTAGE" le chanteur a statut de sonneur.Il accompagne les contredanses et danses en couple. Le répertoire se compose de courts refrains parfois salaces, généralement de quatrains ou des distiques complétés d'onomatopées que les gavotteurs égrènent en s'accompagnant d'éléments rythmiques comme le tintement de pinces à feu, de couverts sur une bouteille, de coquillages frottés l'un contre l'autre ou le son d'un soulier ou d'un sabot sur une bassine retournée par exemple (chant au sabot).

    La "Fête de la Saint-Jean" : c'était la date où les ouvriers agricoles signifiaient à leur maître qu'ils allaient le quitter ou vice versa (ou plus précisément la Saint-Pierre qui se fête le dimanche suivant). Dans le bassin rennais aux terres riches on pouvait également s'engager à la Saint-Michel. Un valet pouvait se faire engager pour la saison estivale et changer de ferme pour le reste de l'année, soit faire "métive". La "fouée" (le feu en gallo) est toujours très répendue avec parfois les sonneries de bassin ou tirer la "chièv".En travers de bassines en airain positionnées sur leurs trépieds on place des tiges de joncs (Juncus effusus ou glomeratta). A chaque extrémité de la tige se positionne une personne. Tandis que la première assure le contact entre la tige et la bassine - sans toucher à la bassine - la seconde fait glisser lentement la tige entre ses doigts de manière à lui conférer une vibration qui se propage au métal et fait brinder la pêle, troubler et jaillir quelque peu l'eau de la bassine. Il sort de ce dispositif un son grave, continu, envoûtant, qui peut s'entendre de très loin.A la Saint-Jean il était d'usage de former une grande ronde pour chanter en choeur une chanson spécifique et de la faire progresser vers la gauche en simple pas de marche. On n'y dansait que rarement contrairement aux noces ou aux "parbates" (parebattes ou barbates en Ille-et-Vilaine), "Nicolaille" ou "Nicodailles" dans l'est des Côtes d'Armor gallèses ou bien encore "Rançon' à l'ouest de Redon : ce sont les réjouissances qui succédaient aux "batteries" de collecte de blé d'avant les moissonneuses-batteuses. Elles demandaient l'ensemble des bras disponibles alentour. Note AG : Les temps passent et leurs changements : si Acigné (35) en 1813 comptait 141 fermes occupant 526 agriculteurs il ne reste plus que 31 exploitations en 2014.

     Les "Ramaougeries d'pommé" : dans une vaste région d'Ille-et-Vilaine au nord de Rennes, entre Fougères au sud-est jusqu'à Dol au nord-ouest, il était d'usage aux mois de novembre et décembre de confectionner "pommé". C'est une confiture à base de pommes que l'on laisse réduire en la chauffant doucement pendant une soirée ou une nuit, voire parfois vingt-quatre-heures. Cette préparation nécessite d'être remuée constamment durant toute la cuisson. Il était d'usage d'inviter les voisins et la jeunesse pour venir aider à "ramaouger", chacun prenant son tour au "ribot" en bois. Pendant que le pommé cuisait l'assemblée mangeait, chantait et dansait. Si les cantons d'Evran et Bécherel connaissaient bien le "pommé" sa préparation ne suscitait pas l'organisation d'une veillée. Il ne requérait pas non plus vingt-quatre heures de cuisson, comme dans le canton d'Antrain, mais était préparé en quelques heures dans une marmite plus petite. Le travail pouvait être effectué plus rapidement mais on faisait en sorte de la faire durer pour le plaisir de danser. Nota : Acigné faisait son "pommé" de 1992 à 2012 à la ferme culturelle municipale de la "Motte" avec "Gallo-Tonic" de Liffré et le Club de l'"Amitié".

     Les "Buées": Il en était de même les soirs des grandes lessives (ou buées) qui se faisaient deux fois l'an, au printemps avant la semaine sainte et à l'automne. Adolphe ORAIN décrit à Servon-sur-Vilaine (35) la façon dont on mettait le chanvre et le lin à rouir, étape suivant l'égrainage : "lors de la récolte les gars et les filles du pays se réunissent pour aller dans les fermes s'offrir à porter le chanvre et le lin à rouir dans les rivières et dans les doués. Après cela a lieu un repas suivi de danse et de chanson."

     Les "Pileries de place" (ou foulerie de place) : pour aider le travail à refaire le sol des habitations en terre battue jusqu'en 1950 on organisait des "pileries". Après avoir sorti les meubles le sol était défoncé sur une épaisseur d'une dizaine de centimètres. On y apportait un mélange de terre glaise et de balle de foin (gâpâts) que l'on mouillait abondamment et que l'on étalait sur le sol. Les voisins préalablement prévenus étaient invités à venir danser sur le mélange jusqu'à ce qu'il durcisse. En pays brittophone on avait l'équivalent "zi nevez". La danse pratiquée est la "Pilée menue" très répandue au nord-est du Morbihan. Les Landes de Lanvaux forment la frontière entre les zones de pratique de l' "En dro" et de la "pilée menue". Avec la "pilée menue" les danseurs se disposent hommes et femmes alternés dans la ronde. Les hommes joignent leurs deux mains au niveau de leur ceinture, de manière à ce que leurs bras arrondis forment chacun une anse de panier en laissant un espace libre entre leur coude et leur corps. Les dames passent leurs bras dans cette anse et les laissent pendre. Il s'agit d'une ronde progressant peu, les danseurs répétant indéfiniment un pas étroit, proche du sol, sans mouvement ample et sans aucune élévation.

     Les "Assembiées" et fêtes communales : organisées par les paroisses ou les communes elles ont constitué des contextes de danse. Parmi les plus renommées citons la Saint-Nicolas à Montfort-sur-Meu (35), la "Montbran" en Pléboulle (22) le 14 septembre et la Saint-Mathurin à Moncontour (22). En marge des cérémonies religieuses on terminait la journée en dansant dans les cafés (ou en jouant aux palets et cartes) ou au cours de bals publics. Les dimanches après-midi de nombreuses guinguettes étaient situées entre Rennes et Saint-Aubin-du-Cormier(35).

     La Saint-Mathurin de Moncontour (22) fut l'un des plus grands rassemblements des Côtes-d'Armor si ce n'est de Bretagne, réunissant les populations rurales gallèses du Mené, de l'arrière-pays de Loudéac mais aussi de la Basse-Bretagne voisine. A la Pentecôte le bal était organisé sur l'esplanade du château des Granges. Un article de presse de 1837 cite : "Là, à la lueur des réverbères de la ville disposés avec art sur la longueur de la promenade et dans les massifs d'arbres qui en forment l'extrémité, des contredanses, des rondes, des galopées et des dérobées se succèdent depuis sept heures du soir jusqu'à neuf, au son des tambourins, des haut-bois et des biniou(x) venus du pays breton. Le bal ouvert par quatre-vingt danseurs, au moment de finir en comptait déjà de quatre à cinq cents". Dans cette région des Côtes-D'Armor gallèses on danse depuis le premier tiers du 19è siècle (1839) la "Dérobée bretonne" issue des "Monfarines" du Piémont d''Italie.La "Monfarine" a du faire souche quatre à cinq ans après la première campagne d'Italie en l'an III (1795). C'est la danse par excellence des cortèges de noces. Dans le Mené l'air était appelé les "forrières".Le succès de la "Dérobée" en Trégor s'explique partiellement par la conformité lointaine qu'elle présentait avec le bal trégorrois. La "Dérobée", danse de cortège, comprenait pour partie une file d'hommes et une file de femmes qui décrivent des courbes symétriques. Viennent ensuite une suite de figures.Précédemment un élément du jeu consistait à voir un cavalier en surnombre "dérober" la cavalière d'un des hommes du cortège. Dans un premier temps il est interdit de "dérober" deux fois la même danseuse puis de n'autoriser le dérober de cavalière qu'à un certain moment de la danse. Finalement les autorités on finit par interdire la possibilité de dérober dans les années 1850 car cela engendrait des rixes.L'affiche du bal champêtre de saint-Brieuc en date du jeudi 23 et vendredi 24 juin 1842 interdisait certes de fumer mais surtout: "la Dérobée" est supprimée. On dansera la Ronde, la Chaîne et le Balancé." La "dérobée" pouvait aussi s'appeler le "chapelet" du nom de la chanson support de danse.

     Merci à Marc Clérivet pour toutes ces recherches, aux collecteurs et informateurs, passionnés par ces danses de terroir. Il ne nous reste plus désormais qu'à compléter ces informations en regardant le déroulement de ces danses sur internet, en achetant des DVD et livrets/CD aux Fédérations "Kendalc'h" et "Warl'Leur", à la "Coop Breizh" ou Yves LEBLANC; en participant à des cours et des stages. Et surtout en allant vibrer dans l'ambiance festive d'un fest-noz ou d'un fest-deiz.

Alain GOUAILLIER Juillet 2014